jeudi 23 mai 2013

Des yeux qui voient

Nouvelle avancée de la modernité au service du bien être : la société Almax commercialise un mannequin, à utiliser dans les vitrines ou à l'intérieur des boutiques de vêtements, équipé de caméras invisibles à la place des yeux et d'un logiciel permettant de reconnaitre automatiquement si la personne qui le regarde est un homme ou une femme, un blanc ou un noir, combien de temps elle reste, et d'interpréter les expressions de son visage. Les données ainsi collectées sont ensuite transmises par wifi à un centre de traitement centralisé. Lire l'article ici

mardi 19 mars 2013

Frédéric Taddeï défend la liberté d'expression (suite)

J'ai publié sur Agoravox le billet précédent. Et le débat dans les commentaires m'a amené à approfondir, voici donc la suite...

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dimanche 17 mars 2013

Frédéric Taddeï défend la liberté d'expression

Le mot n'est pas prononcé une seule fois, pourtant il s'agit bien d'un débat sur la liberté d'expression.

Le point de vue de Patrick Cohen est parfaitement emblématique du raisonnement majoritaire dans les rédactions. Il considère qu'il sait ce qui est vrai ou faux et qu'il a la responsabilité de propager le vrai et de taire le faux. Il n'a pas les moyens matériels de vérifier solidement la validité de ce découpage, qui ne tient que par l'habitude et par le milieu dans lequel il évolue, où presque tout le monde pense de la même manière.

Celui qui pense autrement soit se tait soit finit par disparaitre : partir, être placardisé, licensié, ridiculisé, censuré et dans quelques cas menacé ou poursuivi, je pense à Guillaume Dasquié ou Denis Robert par exemple.

Dans son école de journalisme on lui a expliqué à quel point il était un personnage important, on lui a dit qu'il était un rouage essentiel de la démocratie moderne, et c'est pour cela qu'il se sent investi d'une responsabilité : celle de dire ce qui est vrai, ce qui est, selon lui, objectif. Ce rôle le place d'emblée au dessus de la mêlée (la mêlée c'est vous, c'est nous), qu'il doit éclairer... D'une certaine façon, il incarne les Lumières, lui et sa profession.

Dans l'angle mort de cette stimulation égoïque, les budgets qui permettent d'enquêter, sur de longues périodes, et donc de gratter sous le vernis, de découvrir les rouages cachés de nos sociétés, sont en diminution constante et réduits à peau de chagrin. Il faut une journée pour tourner une "enquête" en suivant une bridage de police à la poursuite de petits délinquants, il faut des mois pour accumuler les preuves et les témoignages qui révèlent la corruption des élites. Plus aucun média de masse ne se donne les moyens d'effectuer ce travail. Le rythme imposé dans les rédactions est trop rapide, un sujet succède à un autre, on n'a que quelques heures, parfois moins, pour rassembler les informations... comment faire en quelques heures?

Heureusement, des synthèses diffusées par des cabinets de relations publiques (voir à ce sujet "La sombre histoire des relations publiques" de Valentine Gay et Ariel Wizman), souvent relayées par les agences de presse considérées d'emblée comme fiables (pas besoin de vérifier l'information) se chargent de fournir le matériel informationnel de base. La majorité des journalistes ne vérifient plus eux-mêmes les informations qu'il retransmettent, car ils la reçoivent d'autres journalistes, qui eux-même la reçoivent d'autres journalistes... et l'on a perd ainsi de vue le premier rapporteur, dont l'intention n'était pas toujours la "recherche de la vérité". Souvent, aligner des informations factuelles choisies, tandis que d'autres sont ignorées, suffit largement à dessiner le paysage que l'on souhaite.

Ce que comprennent tous les journalistes qui fouillent un peu plus en profondeur (je pense par exemple à Paul Moreira), c'est que ce discours unique transmet une "version de la réalité" voulue et promue par le pouvoir. Le pouvoir est incarné par une classe dirigeante où se mêlent aujourd'hui de façon indissoluble les intérêts économiques et les sièges politiques. Cette oligarchie, que John Perkins appelle "corporatocratie", que Noam Chomsky nomme "classe dirigeante" possède l'intégralité des grands médias. Elle y place naturellement ses affidés à leurs têtes, où ceux-ci constituent leurs équipes, en intégrant ceux qui portent sans remise en question apparente la voix de la vérité objective. Les écoles de journalisme se chargent de former ces esprits brillants, qui demeureront brillants aussi longtemps qu'ils ne remettront pas en question, par la pensée ou par l'enquête, par le travail ou l'investigation, la validité de la vision officielle du monde. Cette forme nouvelle de propagande est transmise par des individus que personne n'a en apparence contraint ou influencé. Ils font leurs choix éditoriaux en toute liberté, pas de téléphone rouge, aucune pression du pouvoir. C'est un milieu qui s'auto-reproduit par cooptation et par résonance. Le pouvoir n'a pas besoin d'y toucher. Le seul fait de posséder les organes de presse et les écoles de journalisme est suffisant.


vendredi 30 novembre 2012

Souriez, vous êtes suivis

Les enquêteurs étaient remontés jusqu'au chef d'entreprise en recoupant la géolocalisation de son téléphone portable, ainsi que les relevés du badge de télépéage.
Où l'on apprend par hasard, au détour d'un fait divers, que les informations de géolocalisation de nos téléphones portables sont stockées et peuvent être utilisées contre nous par les autorités. Nous sommes véritablement tracés.

lundi 19 novembre 2012

Les CRS espagnols frappent les enfants

Extraits de la Revue de Presse de Pierre Jovanovich, cette semaine :
Mr Meoni a participé aux manifestations. Voici son témoignage: "J'ai pu récupérer la scène filmée de l'agression du gosse de 13 ans par les robocop lors de la grève en espagne. Le môme est tombé après avoir été poussé par un premier flic. Ensuite, alors qu'il était à terre, un deuxième flic lui a asséné deux coups de matraque en pleine tête, occasionnant une plaie ouverte nécessitant 4 points de suture. On voit également sur l'image, une jeune fille tentant de protester contre cette violence gratuite... total, elle a aussi ramassé de la pora... Les images sont dures à obtenir, bloquées suites aux consgnes du Ministre de l'Intérieur de censurer tout enegistrement de charges policières. Mais ce que j'ai vu à Zaragoza où j'ai défilé et passé une partie de la nuit ressemblait à une vraie guerre civile, avec tirs de balles en caoutchouc et lacrymogènes, sns parler des arrestations arbitraires. Les flics ne font aucune différence et frappent sans discernement, femmes, enfants, seniors, handicapés... Effarant..."
  • A noter que des manifestations massives ont désormais lieues tous les samedi en Espagne, et que 5000 policiers ont défilé samedi dernier.
  • A savoir aussi : l'Espagne s'apprête à voter une loi qui interdirait de filmer la police pendant une intervention.


mardi 6 novembre 2012

Nobel Ténèbres


Démocratie, démocratie, nous avons toujours le mot

Le journaliste Kostas Vaxevanis a publié la liste des 2000 Grecs qui disposent d'un compte en Suisse (la liste HSBC de Mme Lagarde). Et que fait alors le pouvoir politique en place? Eh bien, plutôt que d'engager une action en justice contre ces millionnaires qui ont fait des bras d'honneur au fisc, ils ont tout simplement décidé d'arrêter... le journaliste pour le jeter en prison. Jeudi dernier au bout de 10 heures de plaidoirie (quand même), le tribunal l'a relâché. Il a eu chaud.

Extrait de la Revue de Presse de Pierre Jovanovich

lundi 5 novembre 2012

Un peu de recul avec Marie-France Garaud


mercredi 10 octobre 2012

Après l'Amérique Latine, l'Europe

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dimanche 17 juin 2012

La liberté, c'est l'esclavage

On se croirait dans 1984 de George Orwell. Christophe Barbier a développé un raisonnement typique de ce roman : selon lui pour remercier la Grèce d'avoir apporté la démocratie à l'Europe, et pour lui renvoyer l'ascenseur, l'Europe doit aider la Grèce à son tour... en supprimant sa souveraineté !

Une illustration très exacte de l'un des slogans répété par le régime de Big Brother : La liberté, c'est l'esclavage.

mardi 1 mai 2012

Un rapport de Human Rights Watch sur la situation au Mali

(Bamako) – Les rebelles touaregs séparatistes, les groupes islamistes armés et les milices arabes qui ont pris le contrôle du nord du Mali en avril 2012 ont commis de nombreux crimes de guerre, notamment le viol, l’utilisation d’enfants soldats et le pillage d’hôpitaux, d’écoles, d’organismes d’aide et d’édifices gouvernementaux, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Un groupe armé islamiste a exécuté sommairement deux hommes, amputé la main d’au moins un autre, effectué des flagellations publiques, et menacé des femmes et des chrétiens.

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mardi 17 avril 2012

Nos "élites" méprisent la démocratie


dimanche 1 avril 2012

Pleure Ô Mali bien aimé

Lisez ce bel éditorial écrit par Hervé BERTHO dans Ouest France. Voilà qui se démarque des âneries habituelles.

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mardi 25 octobre 2011

Démocrate

La Maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, députée UMP des Hauts de Seine, a eu droit a un bel article du Canard Enchaîné la semaine dernière expliquant comment elle avait placé de grosses sommes d'argent venues de nulle part dans les îles vierges britanniques entre 2000 et 2009, au vu et au su de son parti, de Copé et compagnie... Bizarrement, quelqu'un dans la ville de Puteaux a acheté tous les exemplaires du Canard Enchaîné dans tous les kiosques de la ville, impossible de trouver un seul Canard (avec l'argent du contribuable?).

C'est certainement une façon d'encourager financièrement l'organe de presse pour son travail de contre-pouvoir. Quand on aime la démocratie, on ne compte pas.

mercredi 19 octobre 2011

Interdit de manifester à Rome

Pendant un mois à cause du 15 octobre

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Ce Jardin-là

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