mercredi 15 janvier 2014

Une exception à sa règle

Philippe Tesson considère que Dieudonné est « une bête immonde, donc on le supprime, c'est tout ». Il déclare souhaiter sa mort par exécution.

Une façon de penser qui rappelle de mauvais souvenirs...

lundi 30 décembre 2013

Snowden toujours en prison

De nouvelles révélations d'Edward Snowden, transmises cette fois au quotidien allemand Der Spiegel, recoupent et confirment les précédentes accusations de l'ex-agent de la NSA.

Oui, l'agence américaine "se branche" sur les câbles sous-marin qui relient entre-eux les continents et les pays pour acheminer Internet et oui cette méthode a permis à la NSA d'aspirer une quantité colossale de métadonnées.

Métadonnées

Les révélations, reprises par Mediapart, détaillent comment la NSA a piraté via un virus le consortium d'entreprises chargées de gérer le câble reliant la France à l'Afrique du Nord et à l'Asie. Une de ces sociétés est Orange. Rappelons que ces câbles sous-marin sont déployés par une filiale d'Alcatel-Lucent.

Précisément, il s'agit du câble SEA-ME-WE 4, qui relie l'Asie et l'Océanie à l'Europe en passant par le Moyen-Orient et ce jusqu'à Marseille, où il est relié au réseau Orange.

« Codétenu par France Télécom-Orange et ses filiales avec 12 autres entreprises ou gouvernements, il achève à Penmarch (Finistère) un trajet de plus de 17 000 km dans l’Atlantique, « branchant » au passage une dizaine de pays de l’Afrique occidentale » explique Le Monde.

Source : ZDNet


mercredi 11 décembre 2013

Blanchir une zone grise : nouvelle loi liberticide

Cela ne peut fonctionner que parce que 99% d'entre nous ne regardons pas dans cette direction. C'est toujours le même scénario qui nous est rejoué, normal, puisque ça marche. On commence par faire voter un dispositif exceptionnel sous le coup d'une grosse émotion (fait divers, choc historique...). Puis un peu plus tard, on le pérennise et/ou on l'élargit. Ainsi le prélèvement d'empreintes digitales était au départ réservé aux seuls criminels, désormais elles sont dans votre passeport. Les empreintes génétiques étaient, à titre exclusif, prélevé sur les criminels sexuels (loi sous Jospin après l'arrestation de Guy George). Ultérieurement Sarkozy élargit la disposition à tous les prévenus et même aux témoins ! Désormais, si vous êtes au mauvais endroit au mauvais moment, on peut vous les réclamer et vous infliger un an d'emprisonnement si vous refusez.

Dernière nouveauté dans la même veine : Le 23 janvier 2006 de nouvelles lois antiterroristes sont adoptées en France, sorte de prolongement du Patriot Act américain sur notre sol, grâce au choc du 11 septembre 2001. Il s'agissait de mesures exceptionnelles permettant un espionnage électronique de la population. Il s'agit maintenant d'en faire la norme de notre société, d'enregistrer en masse de nombreuses données concernant tous les citoyens comme leurs déplacements par exemple. Comme à chaque fois, ce genre de loi est entériné sans débat public. Ainsi les sénateurs ont définitivement adopté hier la loi de programmation militaire pour la période 2014-2019 et son controversé article 13 (devenu entre-temps l'article 20, comme l'indique le site du Sénat). Grâce à lui, l'Etat pourra avoir accès à beaucoup plus de données numériques, dès le 1er janvier 2015. Les autorités pourront invoquer :
La prévention contre la criminalité, la délinquance organisée ou la reconstitution de groupements dissous ou encore la préservation du potentiel scientifique et économique de la France
pour utiliser ces informations. Elles pourront agir sans l'autorisation du pouvoir judiciaire ce qui est un contre-sens complet en démocratie, une sorte de pleins pouvoirs donnés à l'exécutif en matière de surveillance électronique, surtout lorsque l'intitulé qui énonce les motifs de surveillance sont suffisamment vastes pour désigner n'importe qui.

Ne soyons pas dupes : Les services de renseignement font tout ce qui est techniquement faisable, que ce soit légal ou pas. Ils ne respectent pas ce genre de limite. Je sais par une source interne que depuis les tous débuts de la téléphonie mobile, les services de renseignements ont posé des dérivations chez les opérateurs, avec ou sans leur consentement, pour récupérer une copie de la liste des appels émis et de la géolocalisation des clients (à quelle antenne ils sont connecté - aujourd'hui on peut ajouter les GPS). Le problème se pose au moment d'utiliser ces données contre un individu. Face à un juge, il est délicat d'avancer des arguments obtenus en contradiction complète avec la loi et avec le processus démocratique. Il est difficile de demander à un juge une condamnation alors que l'on a contourné son autorité pour faire une écoute. C'est ce problème que doit régler un tel texte.

Comme disait Alex Türk, l'ancien président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés :
Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous... Vous êtes en plein dedans ! Lorsqu’on ne s’étonne plus du traçage, de la vidéosurveillance ou de la conservation des données, c’est justement le signal qu’on est entré dans un monde orwellien.

Lire aussi cet article

jeudi 5 décembre 2013

Europe1 a fait une grande découverte

Cela fait au moins 10 ans que l'on est au courant de ce procédé qui consiste à découvrir des relations entre les gens en traçant les mouvements de leur téléphone portable. Avant l'implantation de puces GPS dans les téléphones cela se faisait par triangulation en détectant à quelles antennes GSM se connectait successivement votre mobile. On en déduisait déjà des relations cachées entre individus qui changeaient d'antenne au même moment, plusieurs fois, stationnaient ensemble aux mêmes endroits, pour la même durée...

Mieux, depuis longtemps aussi les services américains ont développé un programme permettant de suivre un individu en vidéo toute la journée. La NSA a négocié l'accès aux services de vidéosurveillance privés et cartographié l'ensemble des caméras (rue, centre commerciaux, distributeurs de billets etc.). Un logiciel reconnait la personne à suivre en détectant sa forme dans l'image. En fonction de sa sortie de l'écran le logiciel sait dans quelle direction elle se dirige et où se trouve la prochaine caméra capable de la capter. Le logiciel va réaliser un montage automatique qui permettra de suivre l'individu tout au long de sa journée, tout cela automatiquement. Couplé au positionnement par antenne GSM et par puce GPS on gagne encore en précision. En plus, de nouvelles caméras apparaissent sans arrêt, elles sont parfois capable de pivoter, facilitant encore plus le travail.

Des révélations connues depuis des années pour ceux que cela intéresse. Mais nos médias ne veulent pas voir ce genre d'information. Là, ils y sont forcés.

samedi 30 novembre 2013

90% des scientifiques canadiens se disent muselés dans la fonction publique

http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/21/90-des-scientifiques-a-lemploi-du-federal-se-disent-museles-_n_4137367.html

mardi 10 septembre 2013

Un pas de plus

On n'en finit pas de crier au loup en invoquant le triste panoptique imaginé par Orwell et surveillant chacun chez lui... Et pourtant on n'a pas l'impression d'être surveillé comme dans une dictature stalinienne. Cela n'empêche que depuis plus de 30 ans nous approchons pas après pas d'une société sous contrôle électronique permanent. Après l'espionnage de nos ordinateurs et de nos communications personnelles (ce que nous feignons de découvrir alors que l'information est disponible depuis plus de 15 ans), les pass navigo qui tracent nos parcours urbains, voici maintenant que fleurissent partout en France des portiques "écotaxe" qui enregistrent les trajets de nos voitures en reconnaissant automatiquement leurs plaques minéralogiques... Mais il y a mieux. Le nouveau compteur linky que ERDF imposé à tout le pays, et qui doit être généralisé d'ici 2020 selon les propos de Jean-Marc Ayrault, fait bien davantage que de mesurer notre consommation électrique. En effet, ce petit boitier est capable de savoir le nombre d’ordinateurs ou de téléviseurs présents à notre domicile, quelle chaîne de télévision nous sommes en train de regarder, et même si le film lu sur le lecteur DVD contient du contenu protégé par les lois sur la propriété intellectuelle ! C'est la redevance audiovisuelle, Hadopi et la mesure d'audience réunis !

Concrètement, les compteurs envoient des impulsions dans le réseau, et à chaque impulsion ils récoltent un écho. Cet écho diffère selon le type d'appareil branché. En plus de cela, chaque appareil allumé produit un bruit de fond sur les lignes. Il n'y a plus qu’à analyser le signal....

Selon Tristan Leblanc, ce serait l'une des méthodes utilisée pour espionner les habitudes des gens.

Les appareils récents, eux, envoient un identifiant unique sur la ligne, ainsi que d’autres informations, vu que la communication internet via les lignes électriques fonctionne bien (comme le montrent les prises CPL).

Pour savoir quel film nous regardons il suffit d'analyser finement notre consommation électrique. La télévision va consommer davantage dans les scènes où l'image est plus claire et moins lorsque l'image est sombre. Chaque film, avec un changement de plan en moyenne toutes les 2 ou 3 secondes, aura ainsi sa propre signature. C'est exactement le même genre de procédé qui permet à Shazam de retrouver le morceau écouté à partir d'un extrait de 10 secondes.

Il faut remercier ces deux jeunes hackers.





En tout cas, une telle avancée mérite bien une récompense !

vendredi 30 août 2013

Big brother is flying

Parmi les informations que l'on doit au lanceur d'alerte Edward Snowden, le Washington Post a publié timidement aujourd'hui un extrait des documents qui lui ont été fournis par l'activiste (le quotidien a censuré 135 des 178 pages qui lui ont été transmises). On y apprend notamment que les drones américains sont équipés de systèmes de reconnaissance biométrique, permettant d'identifier des individus au sol. Encore mieux que les nouveaux portiques qui fleurissent partout en France pour mémoriser les déplacements de votre plaque minéralogique, n'est-ce pas?

Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous... Vous êtes en plein dedans !

Lorsqu’on ne s’étonne plus du traçage, de la vidéosurveillance ou de la conservation des données, c’est justement le signal qu’on est entré dans un monde orwellien.
Alex Türk, ancien président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés.

mardi 27 août 2013

Just delete me

Possible, difficile ou carrément impossible de fermer votre compte sur tel ou tel site?

http://justdelete.me/

mardi 18 juin 2013

A l'abri des attaques terroristes


jeudi 23 mai 2013

Des yeux qui voient

Nouvelle avancée de la modernité au service du bien être : la société Almax commercialise un mannequin, à utiliser dans les vitrines ou à l'intérieur des boutiques de vêtements, équipé de caméras invisibles à la place des yeux et d'un logiciel permettant de reconnaitre automatiquement si la personne qui le regarde est un homme ou une femme, un blanc ou un noir, combien de temps elle reste, et d'interpréter les expressions de son visage. Les données ainsi collectées sont ensuite transmises par wifi à un centre de traitement centralisé. Lire l'article ici

mardi 19 mars 2013

Frédéric Taddeï défend la liberté d'expression (suite)

J'ai publié sur Agoravox le billet précédent. Et le débat dans les commentaires m'a amené à approfondir, voici donc la suite...

La suite

dimanche 17 mars 2013

Frédéric Taddeï défend la liberté d'expression

Le mot n'est pas prononcé une seule fois, pourtant il s'agit bien d'un débat sur la liberté d'expression.

Le point de vue de Patrick Cohen est parfaitement emblématique du raisonnement majoritaire dans les rédactions. Il considère qu'il sait ce qui est vrai ou faux et qu'il a la responsabilité de propager le vrai et de taire le faux. Il n'a pas les moyens matériels de vérifier solidement la validité de ce découpage, qui ne tient que par l'habitude et par le milieu dans lequel il évolue, où presque tout le monde pense de la même manière.

Celui qui pense autrement soit se tait soit finit par disparaitre : partir, être placardisé, licensié, ridiculisé, censuré et dans quelques cas menacé ou poursuivi, je pense à Guillaume Dasquié ou Denis Robert par exemple.

Dans son école de journalisme on lui a expliqué à quel point il était un personnage important, on lui a dit qu'il était un rouage essentiel de la démocratie moderne, et c'est pour cela qu'il se sent investi d'une responsabilité : celle de dire ce qui est vrai, ce qui est, selon lui, objectif. Ce rôle le place d'emblée au dessus de la mêlée (la mêlée c'est vous, c'est nous), qu'il doit éclairer... D'une certaine façon, il incarne les Lumières, lui et sa profession.

Dans l'angle mort de cette stimulation égoïque, les budgets qui permettent d'enquêter, sur de longues périodes, et donc de gratter sous le vernis, de découvrir les rouages cachés de nos sociétés, sont en diminution constante et réduits à peau de chagrin. Il faut une journée pour tourner une "enquête" en suivant une bridage de police à la poursuite de petits délinquants, il faut des mois pour accumuler les preuves et les témoignages qui révèlent la corruption des élites. Plus aucun média de masse ne se donne les moyens d'effectuer ce travail. Le rythme imposé dans les rédactions est trop rapide, un sujet succède à un autre, on n'a que quelques heures, parfois moins, pour rassembler les informations... comment faire en quelques heures?

Heureusement, des synthèses diffusées par des cabinets de relations publiques (voir à ce sujet "La sombre histoire des relations publiques" de Valentine Gay et Ariel Wizman), souvent relayées par les agences de presse considérées d'emblée comme fiables (pas besoin de vérifier l'information) se chargent de fournir le matériel informationnel de base. La majorité des journalistes ne vérifient plus eux-mêmes les informations qu'il retransmettent, car ils la reçoivent d'autres journalistes, qui eux-même la reçoivent d'autres journalistes... et l'on a perd ainsi de vue le premier rapporteur, dont l'intention n'était pas toujours la "recherche de la vérité". Souvent, aligner des informations factuelles choisies, tandis que d'autres sont ignorées, suffit largement à dessiner le paysage que l'on souhaite.

Ce que comprennent tous les journalistes qui fouillent un peu plus en profondeur (je pense par exemple à Paul Moreira), c'est que ce discours unique transmet une "version de la réalité" voulue et promue par le pouvoir. Le pouvoir est incarné par une classe dirigeante où se mêlent aujourd'hui de façon indissoluble les intérêts économiques et les sièges politiques. Cette oligarchie, que John Perkins appelle "corporatocratie", que Noam Chomsky nomme "classe dirigeante" possède l'intégralité des grands médias. Elle y place naturellement ses affidés à leurs têtes, où ceux-ci constituent leurs équipes, en intégrant ceux qui portent sans remise en question apparente la voix de la vérité objective. Les écoles de journalisme se chargent de former ces esprits brillants, qui demeureront brillants aussi longtemps qu'ils ne remettront pas en question, par la pensée ou par l'enquête, par le travail ou l'investigation, la validité de la vision officielle du monde. Cette forme nouvelle de propagande est transmise par des individus que personne n'a en apparence contraint ou influencé. Ils font leurs choix éditoriaux en toute liberté, pas de téléphone rouge, aucune pression du pouvoir. C'est un milieu qui s'auto-reproduit par cooptation et par résonance. Le pouvoir n'a pas besoin d'y toucher. Le seul fait de posséder les organes de presse et les écoles de journalisme est suffisant.


vendredi 30 novembre 2012

Souriez, vous êtes suivis

Les enquêteurs étaient remontés jusqu'au chef d'entreprise en recoupant la géolocalisation de son téléphone portable, ainsi que les relevés du badge de télépéage.
Où l'on apprend par hasard, au détour d'un fait divers, que les informations de géolocalisation de nos téléphones portables sont stockées et peuvent être utilisées contre nous par les autorités. Nous sommes véritablement tracés.

lundi 19 novembre 2012

Les CRS espagnols frappent les enfants

Extraits de la Revue de Presse de Pierre Jovanovich, cette semaine :
Mr Meoni a participé aux manifestations. Voici son témoignage: "J'ai pu récupérer la scène filmée de l'agression du gosse de 13 ans par les robocop lors de la grève en espagne. Le môme est tombé après avoir été poussé par un premier flic. Ensuite, alors qu'il était à terre, un deuxième flic lui a asséné deux coups de matraque en pleine tête, occasionnant une plaie ouverte nécessitant 4 points de suture. On voit également sur l'image, une jeune fille tentant de protester contre cette violence gratuite... total, elle a aussi ramassé de la pora... Les images sont dures à obtenir, bloquées suites aux consgnes du Ministre de l'Intérieur de censurer tout enegistrement de charges policières. Mais ce que j'ai vu à Zaragoza où j'ai défilé et passé une partie de la nuit ressemblait à une vraie guerre civile, avec tirs de balles en caoutchouc et lacrymogènes, sns parler des arrestations arbitraires. Les flics ne font aucune différence et frappent sans discernement, femmes, enfants, seniors, handicapés... Effarant..."
  • A noter que des manifestations massives ont désormais lieues tous les samedi en Espagne, et que 5000 policiers ont défilé samedi dernier.
  • A savoir aussi : l'Espagne s'apprête à voter une loi qui interdirait de filmer la police pendant une intervention.


mardi 6 novembre 2012

Nobel Ténèbres


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